POLOGNE J'écris ton nom Liberté
POLOGNE J'écris ton nom Liberté


Date de parution : juin 2018
ISBN : 9782367900988
35 illustrations
14 par 20,5 cm
Dos carré collé
102 pages

12 €


Résistants à l’occupant nazi, brigadistes en Espagne, antifascistes, syndicalistes, philosophes, avocats, poètes, ouvriers, ministres, opposants au tsarisme ou à la Pologne des Colonels, mineurs de charbon, patriotes silésiens, féministes, bâtisseurs de la Pologne populaire… Via les débaptisations de rues, les autorités polonaises imaginent effacer le souvenir de ces hommes et de ces femmes engagés au service d’un idéal de liberté et d’égalité ! Cette réécriture de l’histoire s’est heurtée à de farouches oppositions tant en Pologne qu’en France, dans le Nord-Pas-de-Calais notamment.

Pologne, j'écris ton nom Liberté est le récit d’un an de mobilisation auquel a pris part activement Jacques Kmieciak, l'auteur de ce livre, contre la démonisation du passé progressiste de la Pologne et que nous vous invitons à parcourir au fil des pages.

Le nom Burczykowski « symbolise la résistance à l’occupant nazi dont votre pays comme le nôtre ont eu tant à souffrir. Prétendre débaptiser cette rue, ce serait faire offense à la mémoire commune franco-polonaise de la résistance au nazisme ».
   Christian PEDOWSKI
   Maire de Sallaumines (62). Janvier 2017

« Sur cette autoroute qui file vers l’est, dans ce Douaisis qui a vu repartir après la guerre les mineurs polonais désireux de reconstruire leur pays avec l’espoir chevillé au corps d’une vie meilleure, ce que nous faisons est un acte de désobéissance. »
   Freddy Kaczmarek
   Maire d’Auby (59), à l’occasion de l’inauguration de l’ « A 21 » baptisée « Rabiega-Kania ». Juillet 2017


Alors viendra le temps des autodafés.

Si l’on tolère la destruction du passé, si l’on supporte le mépris pour  les combats des penseurs, des résistants, des progressistes, si l’on admet les changements de noms des lieux publics à chaque alternance électorale, si l’on ne s’insurge pas contre toutes les tendances totalitaires et contre la pensée unique, si l’on ferme les yeux et se détourne quand on efface les noms de militants agissant pour la paix et pour le bien public, alors la liberté et la démocratie sont en péril. Si l’on ne s’indigne pas de la censure et de l’obscurantisme, alors viendra le temps des autodafés.

Des autodafés de l’Inquisition aux ouvrages brûlés par les nazis, la pulsion de destruction a durablement obsédé les pouvoirs oppresseurs qui, en anéantissant les livres et souvent, leurs auteurs, pensaient éradiquer à jamais leurs idées. La force de l’écrit est d’avoir rendu tragiquement dérisoire cette noire volonté. (Le livre en révolutions. Textuel. 1997. p.23. - Roger Chartier)

Effacera-t-on les noms Aragon et Eluard ? Puis Hugo, Maupassant, Vallès et Zola ? Et, en cas d’une alternance anticléricale, celui de Jean-Paul 2 qui a envahi les places et les rues de Pologne ? Et celui de Kaczinski (le frère) qui se répand depuis sa mort?

On peut être en désaccord avec les hommes et les idées. On n’a pas le droit de les exterminer  et de détruire leur mémoire. Certains ont essayé, ils ont tous perdu.

Pierre Frackowiak

Inspecteur de l’Education Nationale Honoraire.

Auteur.

Commandeur des Palmes Académiques.

Chevalier des Arts et Lettres.



Lien https://www.investigaction.net/fr/pologne-jecris-ton-nom-liberte/


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